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A ecologia ao ritmo da anarquia

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À l’heure où l’écologie tend à devenir un impératif consensuel, vidé de sa conflictualité politique et souvent récupéré par les logiques étatiques ou entrepreneuriales, il est urgent de réinterroger les traditions critiques qui ont pensé la relation entre nature et société, non pas en matière de gestion ou d’expertise, mais comme une question fondamentalement politique. Parmi elles, l’anarchisme se distingue par une singularité souvent méconnue : il a été l’un des premiers courants à penser l’mancipation humaine et la préservation des milieux comme deux dimensions indissociables d’un même projet de société.

Ce lien, loin de relever d’un ajout tardif ou périphérique, est inscrit dans la généalogie même de la pensée anarchiste, dès ses premières formulations au xixe siècle. Cette tradition permet alors de penser l’écologie autrement : non comme une politique de conservation pilotée par le haut, mais comme une pratique de cohabitation instituante, où se rejouent les questions de pouvoir, d’habitation du monde et de légitimité de l’autorité.

La terre et la liberté, une écologie sans maîtres

En Europe, la révolution industrielle suscite dès très tôt des critiques radicales des effets de la civilisation industrielle sur l’environnement et les êtres humains. Des socialistes utopistes, comme Charles Fourier, proposent déjà une critique radicale des ravages du capitalisme sur la nature. Mais c’est avec les anarchistes que sera développée une véritable pensée reliant les conditions de l’mancipation à la préservation de l’environnement, se distinguant en cela des courants socialistes dominants, notamment marxistes, qui faisaient peu de cas de la question écologique. Si l’on retrouve cette sensibilité inégale chez les premiers penseurs de l’anarchisme, comme Pierre-Joseph Proudhon et Mikhaïl Bakounine, les véritables fondations théoriques de la convergence entre anarchisme et écologie sont posées par deux géographes anarchistes de la fin du xixe siècle.

Élisée Reclus (1830-1905), géographe français et communard exilé, est l’auteur d’une monumentale Nouvelle Géographie universelle (1875-1894) et de L’Homme et la Terre (1905-1908). Chez Reclus, la géographie et l’anarchisme sont indissociables : comprendre les sociétés humaines nécessite de comprendre leur inscription dans l’environnement naturel. C’est ainsi qu’il développe le concept de “mésologie” qui rend compte des milieux dans lesquels interagissent divers organismes. Il observe déjà les ravages de l’agriculture industrielle et du capitalisme sur les équilibres environnementaux, alors même que le terme “écologie” n’existe pas encore. La qualité de la vie humaine dépend de nos choix de société vis-à-vis de la Terre : “L’homme vraiment civilisé, comprenant que son intérêt propre se confond avec l’intérêt de tous et celui de la nature elle-même, agit tout autrement. Il répare les dégâts commis par ses prédécesseurs, aide la terre au lieu de s’acharner brutalement contre elle, travaille à l’embellissement aussi bien qu’à l’amélioration de son domaine.”

Son œuvre majeure, L’Homme et la Terre, est ainsi…

Pierre Kropotkine (1842-1921), prince russe devenu anarchiste, développe une approche naturaliste de la théorie sociale. Géographe de formation également, explorateur de la Sibérie, Kropotkine fut marqué par l’observation de la coopération dans la nature. En 1902, il publie L’Entraide. Un facteur de l’évolution, ouvrage de science populaire où il s’oppose au darwinisme social de son époque. Kropotkine met en évidence l’importance de la coopération et de l’entraide dans le monde animal et humain, y voyant une loi naturelle aussi fondamentale que la compétition.

Cette coopération spontanée dans la nature…

Ces deux auteurs figurent parmi les plus emblématiques d’une tradition qui, comme l’a souligné Serge Audier, s’est distinguée des autres courants socialistes dès le milieu du xixe siècle en intégrant l’écologie dans une perspective révolutionnaire et non réactionnaire. Une telle singularité s’explique d’abord par une attention précoce aux…

Ainsi, une conception anarchiste de l’histoire diffère fondamentalement du matérialisme historique linéaire, pour lequel le progrès des forces productives constitue la clé du développement historique. Les anarchistes…

Dans les années 1890-1910…

Au Mexique, au Brésil…

Dans les années 1960-1970…

Dans un article de 1964…

Pour parvenir à cet équilibre entre les humains et leur milieu…

Mais la confrontation entre anarchisme et écologie…

Habiter sans dominer

Là où les marxismes classiques subordonnaient la question écologique au développement des forces productives…

Mais la confrontation entre anarchisme et écologie…

Cette confrontation dépasse une simple synthèse entre anarchisme et écologie…

Aujourd’hui, des figures comme Serge Latouche…

Dans les années 1960-1970…

Dans un article de 1964…

Pour parvenir à cet équilibre entre les humains et leur milieu…

Mais la confrontation entre anarchisme et écologie…

Habiter sans dominer

Là où les marxismes classiques subordonnaient la question écologique au développement des forces productives…

Mais la confrontation entre anarchisme et écologie…

Cette confrontation dépasse une simple synthèse entre anarchisme et écologie…

Aujourd’hui, des figures comme Serge Latouche…